L’affaire Ilias Tahiri au Parlement Espagnol

L’affaire Ilias Tahiri arrive au Parlement Espagnol




L’affaire du jeune marocain, Ilias Tahiri, décédé à l’âge de 17 ans dans le centre pour mineurs d’Oria en Espagne ,«Ginso», le 1er Juillet 2019, dans des conditions semblables à celles de Gorge Floyd, est arrivée au sein de l’hémicycle espagnol.




Cela revient notamment au travail accompli par le collectif « justice pour Ilias », composé d’avocats marocains, d’hommes politiques et de l’Association espagnole « Ibn Battuta », qui s’est emparée du dossier en demandant non seulement une réouverture de l’enquête, mais également l’abolition du protocole de contention mécanique dans les centres pour mineurs.

Selon Mourad Elajouti, avocat au barreau de Casablanca et membre du collectif justice pour Ilias, une délégation du collectif, composée notamment de Mohamed Chaïb, ex-parlementaire au parlement catalan et espagnol et président de la fondation « Ibn Battuta », a été reçu par au niveau du Parlement espagnol pour discuter.




Pour discuter de l’opportunité de présenter une proposition de loi qui interdit l’utilisation du protocole de contention mécanique au sein des centres pour mineurs. « Je pense que c’est un indicateur positif, que l’état espagnol ait compris que l’utilisation de ce protocole, qui revient au moyen âge, et est contraire aux droits de l’homme et doit être abolie.

Nous espérons que cette affaire soit le précurseur pour lever définitivement l’application de ce protocole au sein de tous les centres pour mineurs», a déclaré Maître Elajouti. Autre nouveauté dans le dossier d’Ilias Tahiri: La juge d’Almèria a écrit à la fondation « Ginso », pour informer que le protocole de contention mécanique ne sera plus exercé pour le moment.




Il ne sera plus exercé dans le centre de «Ginso » en attendant qu’il y ait une loi qui interdit son application dans l’ensemble des centres pour mineurs en Espagne. Il convient de rappeler que le collectif justice pour Ilias, s’est constitué partie civile dans cette affaire, auprès de la famille de la victime. Il a également adressé une demande au juge d’instruction de Purchena, à Almeria, pour la réouverture de l’enquête judiciaire.

Cette dernière avait été clôturée par le juge en charge de l’affaire à l’époque, et qui avait conclu au «décès brusque accidentel », et non pas à une « mort par asphyxie suite à une violence ». La requête a finalement été acceptée par le parquet d’Almeria qui a demandé, dans un premier temps, la poursuite de l’enquête.




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