Meknès: une femme victime de la chute d’un arbre reçoit une indemnisation

Meknès: victime de la chute d’un arbre, une femme reçoit 100.000 dirhams d’indemnisation




Le tribunal administratif de Meknès vient de reconnaître la responsabilité de la commune d’El Hajeb dans l’accident d’une femme qui a reçu un arbre sur la tête, alors qu’elle prenait un café en ville. Une indemnisation a été fixée, sauf qu’il y a une autre affaire dans l’affaire.




Le verdict est finalement tombé dans l’affaire qui opposait une femme (I. L) au Conseil communal de la ville d’El Hajeb.

Selon le quotidien Al Akhbar du mercredi 15 juillet, le tribunal administratif de Meknès a reconnu que la commune d’El Hajeb était responable de la grave blessure subie par I. L, suite à la chute d’un arbre qui lui est tombé sur la tête alors qu’elle était attablée à la terrasse d’un café de la ville.

La commune d’El Hajeb a été condamnée à verser des dommages et intérêts de 100.000 dirhams à la victime. Mais l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît.




Puisque la victime considère qu’elle a été sous-indemnisée, non pas à cause de la commune, mais de l’avocat qu’elle a engagé pour la défendre dans ce dossier.

En effet, elle affirme avoir réussi à mettre la main sur un document administratif datant de 2012 et pointant du doigt le laxisme de l’autorité communale d’El Hajeb qui se refuse à abattre certains vieux arbres de la ville, alors qu’ils présentent une menace pour la vie des usagers de la voie publique.

Or, selon la victime, l’avocat a refusé de verser ce document au dossier, ce qui aurait, selon elle, drastiquement réduit les indemnités que le tribunal administratif devait lui accorder.




Al Akhbar ajoute que la victime a remarqué à temps la mise à l’écart de ce document à charge contre la commune.

Elle a alors tenté de changer d’avocat. En vain. Son avocat a même refusé de lui remettre le document administratif pour l’empêcher de le livrer à un confrère. Il est même allé jusqu’à nier l’existence d’un tel document, qu’un expert aurait déjà authentifié.

In fine, le bras de fer entre la victime et son avocat bat son plein, puisque la dame exige la remise du document en contrepartie du paiement des émoluments de l’homme à la robe noire.




À lire aussi: