Un eurodéputé veut bloquer le déplacement d’une base navale américaine au Maroc

Un eurodéputé veut bloquer le déplacement d’une base navale américaine au Royaume du Maroc




Considérées au départ comme des rumeurs, les craintes des autorités espagnoles de voir déménager au Maroc la base navale des États-Unis de Rota se confirment. Dans une correspondance à la commission européenne, un eurodéputé a plaidé pour que l’armée US ne déménage pas au Maroc.




L’auteur de la correspondance, l’eurodéputé espagnol José Ramon Bauza du parti de centre-droit Ciudadanos a saisi par écrit la Commission européenne pour lui demander une aide financière afin de remettre à niveau les infrastructures de la base.

Ramon Bauza veut convaincre à terme les États-Unis à renouveler avec l’Espagne l’accord d’exploitation de cette base qui arrive à expiration en mai 2021.

Madrid, ce faisant, ne veut pas voir les navires de guerre américains déménager vers la base de Ksar Sghir, dans le détroit de Gibraltar, au nord du Maroc.




D’autant plus que la Maison-Blanche n’avait “toujours pas présenté de demande officielle pour prolonger la présence de la marine américaine sur la base de Rota”.

Poursuivant ses explications, l’eurodéputé estime que l’Espagne a négligé ses forces armées et ses relations transatlantiques pendant plusieurs années alors que le Maroc a intensifié l’achat d’armes aux États-Unis, renforçant ainsi son influence auprès de Washington”.

À l’en croire, l’US Navy devrait maintenir sa présence à Rota […], non seulement à cause de l’apport de la base dans l’économie de la région.




Mais aussi pour l’importance de rester un partenaire prioritaire pour les États-Unis face aux tentatives marocaines d’écarter son pays.

Pour rappel, la base navale marocaine de Ksar Sghir est source d’inquiétude pour l’armée espagnole depuis le lancement de sa construction en 2008, surtout après que le Maroc a multiplié sa surface par quatre pour qu’elle puisse accueillir également des sous-marins de la Marine américaine.

Cet eurodéputé n’est pas à sa première tentative. Il avait déjà tenté, en avril dernier, de saboter un contrat d’armement conclu par le royaume avec les États-Unis, arguant que les armes achetées par Rabat constituaient “un danger pour l’Espagne”.




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