Coronavirus: le gouvernement réagit contre les insoumis au confinement forcé

Coronavirus: le gouvernement réagit contre les insoumis au confinement forcé




Le conseil de gouvernement adopte un projet de décret stipulant que toute violation des ordres et décisions des autorités publiques est passible d’une peine d’un à trois mois d’emprisonnement et d’une amende allant de 300 à 1.300 dirhams, ou l’une des deux peines.

C’est la décision prise notamment après les marches organisées hier samedi dans plusieurs villes comme Tanger, Fès et Salé et qui remettent dangereusement en cause les efforts consentis par le Maroc dans la lutte contre l’épidémie.

Le parquet général a aussi ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire après les marches illégales de la nuit de samedi 21 mars à ce dimanche 22 mars dans plusieurs villes dont Tanger, Tétouan, Fès et Salé. Le parquet de Tanger a déjà annoncé l’arrestation de deux individus aujourd’hui.




Dans la nuit du samedi 21 à ce dimanche 22 mars, des dizaines de personnes ont défilé dans les rues des villes de Tanger, Tétouan, Fès et Salé, violant ainsi le confinement obligatoire imposé par le ministère de l’Intérieur dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Une enquête a été ordonnée par le parquet général du royaume afin de traduire en justice les participants à ces marches ainsi que leurs organisateurs, qui y ont impliqué des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Le parquet de Tanger a annoncé, en ce dimanche 22 mars, dans l’après-midi, le placement de deux individus en garde à vue pour les auditionner dans le cadre de cette enquête.




Plusieurs charges sont retenues contre eux, à savoir le non respect de la consigne de confinement, le fait d’avoir proféré verbalement des insultes et d’avoir incité à la violence.

Ces marches, qui ont provoqué l’indignation générale, tout particulièrement sur la toile, où bon nombre d’internautes ont dénoncé sur les réseaux sociaux ces actes, qu’ils ont qualifiés d’irresponsables et d’irrespectueux envers les mesures de précaution adoptées par le gouvernement marocain dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Un peu plus tard dans l’après-midi de ce même dimanche 22 mars, sept partis politiques (PJD, USFP, RNI, PAM, MP, PPS et PI) ont diffusé un communiqué conjoint qui condamne la tenue de ces marches organisées hier au soir, lesquelles constituent un comportement grave, susceptible de remettre en cause les efforts consentis jusqu’ici par notre pays.




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